AEGISCONTROL

AEGIS expliqué sans prérequis

L’idée en une phrase

AEGIS est un sas de sécurité entre une intelligence artificielle et les outils qui peuvent modifier un système informatique.

L’IA peut dire : « je pense qu’il faut isoler cette machine ». Elle ne possède pas pour autant les clés du système. AEGIS vérifie la mission, réclame plusieurs preuves, applique une règle prévisible, fabrique une autorisation minuscule et temporaire, puis confie l’action à un exécuteur spécialisé. Le retour à l’état normal est préparé avant l’action et tout produit un reçu signé.

AEGIS en une image

Une analogie : l’IA est un médecin qui propose une opération ; AEGIS est à la fois le dossier médical, le comité d’autorisation, le bracelet d’identité, le bloc opératoire et le registre qui prouve ce qui a réellement été fait. Le médecin ne peut pas s’autoriser lui-même à opérer n’importe qui.

Pourquoi ce n’est pas un antivirus

Un antivirus, un EDR ou un SIEM détecte des signes suspects. AEGIS part du moment suivant : « une alerte ou un agent recommande une action ; avons-nous le droit et suffisamment de preuves pour la réaliser sans créer un nouvel incident ? »

AEGIS ne remplace donc ni les capteurs, ni les analystes, ni les sauvegardes. Il sécurise le passage de la recommandation à l’action.

Dans la version locale 0.12, ce passage peut être testé en mode observation : AEGIS rejoue toutes les vérifications, exige l’accord signé d’un humain distinct, mais ne modifie pas la cible. C’est le mode à utiliser en premier chez un client.

Menaces et protections

Les cinq étapes

  1. Cadrer : une mission signée fixe l’objectif, la cible, les actions permises, le temps disponible et le budget de risque.
  2. Vérifier : au moins deux constats issus de domaines de panne différents corroborent l’alerte.
  3. Autoriser : une politique déterministe produit un ticket à usage unique, lié à une cible et à son état exact.
  4. Agir : un exécuteur séparé relit toutes les conditions, consomme le ticket une seule fois et refuse si la cible a changé.
  5. Restaurer : une obligation durable, enregistrée avant l’action, ramène la cible à l’état sûr sans écraser une modification plus récente.

Cycle de réponse sûre

Ce que cela peut protéger

Le prototype sait actuellement mettre temporairement en quarantaine un Pod Kubernetes, c’est-à-dire une petite unité d’application exécutée dans un cluster Kubernetes. C’est pertinent pour des services web modernes, des API et des logiciels hébergés ainsi.

Le principe peut ensuite piloter, avec un connecteur typé par action :

Chaque nouvelle action doit avoir son propre contrat, ses permissions minimales, sa preuve d’effet et son scénario de retour. Un connecteur générique « exécute n’importe quelle commande » détruirait la sécurité du concept.

Périmètre de protection

Le niveau technique réel

Architecture cible 10/10

Un 10/10 n’est pas « encore plus de composants ». C’est une architecture où les pannes et compromissions importantes ont été séparées, testées et rendues observables.

SIEM / EDR / analyste / agent IA (propose seulement)
                    |
                    v
        API AEGIS sous identité SPIFFE/mTLS
                    |
        +-----------+------------+
        |                        |
  OPA/AuthZEN externe       PostgreSQL HA
  décision signée           état autoritaire
        |                        |
        +-----------+------------+
                    |
           capacité à usage unique
                    |
              Temporal HA
       obligation de restauration
                    |
     exécuteur minimal et isolé du noyau
                    |
      pare-feu / identité / EDR / Kubernetes
                    |
      observateur indépendant en lecture seule
                    |
         archive WORM / SCITT externe

Pour mériter 10/10, il faut notamment :

Laboratoire 10/10

Le laboratoire actuel est fonctionnel et peu coûteux, mais un laboratoire de qualification maximal ne doit pas dépendre d’un seul PC.

Il faudrait idéalement :

Pour les premiers tests, un petit serveur ou une machine cloud temporaire suffit. Pour une qualification crédible, prévoir un mini-environnement isolé ou un budget cloud plafonné. Aucun test client ne doit tourner directement sur le PC personnel.

Informations encore nécessaires

Avant de figer une architecture commerciale, il faut connaître :

  1. L’acheteur exact : ville, intercommunalité, opérateur public, MSSP ou grande entreprise ?
  2. Le premier service à protéger et la conséquence d’une interruption.
  3. Le parc réel : Kubernetes, Microsoft 365, Active Directory, Azure/AWS, pare-feux, EDR, SIEM et prestataires déjà présents.
  4. La première action autorisée : isoler un poste, désactiver une session, bloquer un flux ou mettre un service en quarantaine ?
  5. Les volumes : alertes par jour, utilisateurs, sites, équipements et temps de réponse attendu.
  6. Les contraintes de données : données personnelles, santé, police, vidéoprotection, hébergement et durée de conservation.
  7. Les objectifs RPO/RTO et qui peut déclencher l’arrêt d’urgence.
  8. Le mode d’achat : budget, marché public, calendrier et responsable du pilote.
  9. Les partenaires de confiance : RSSI, DPO, CSIRT territorial, prestataire qualifié, assureur et auditeur indépendant.
  10. Le niveau d’autonomie acceptable : recommandation seulement, validation humaine obligatoire ou action automatique très bornée.

Potentiel commercial et collectivités

La demande est crédible : les administrations sont très ciblées, manquent souvent de ressources et doivent démontrer qui a autorisé quoi. Mais le marché « IA pour SOC » est déjà encombré. La différence défendable d’AEGIS n’est pas « notre IA détecte mieux » ; c’est « aucune IA ne peut agir sans preuves, autorité limitée, retour prévu et reçus vérifiables ».

Pour BYSS Group, la première offre ne devrait pas être un grand logiciel autonome. Elle devrait être un pilote de résilience cyber municipale :

  1. atelier de cadrage et exercice de crise ;
  2. branchement en mode observation, sans action ;
  3. une seule action réversible sur un service non critique ;
  4. validation humaine obligatoire ;
  5. mesure du gain et audit du dossier de preuve.

Les liens locaux peuvent permettre d’écouter les besoins et de trouver un design partner. Ils ne remplacent ni la commande publique, ni un RSSI, ni un partenaire cyber expérimenté. Le meilleur montage initial est probablement BYSS pour le produit, l’expérience opérateur et l’ancrage territorial, avec un expert cyber senior et un prestataire/auditeur reconnu.

Pilote collectivité

Signaux de demande vérifiés au 29 août 2026

Ordres de grandeur commerciaux, pas des devis

Le code open source peut rendre les licences gratuites. Il ne rend gratuits ni les experts, ni l’infrastructure séparée, ni l’assurance, ni l’audit, ni le support. Ces montants doivent être validés par des entretiens et devis locaux.

Glossaire pratique

Métiers et produits

Identité, accès et cryptographie

Autorisation AEGIS

Infrastructure et données

Preuves, conformité et menaces

France et secteur public

Lecture des cinq schémas

  1. 01-aegis-en-une-image.png : la promesse générale.
  2. 02-cycle-reponse-sure.png : la chronologie d’une action.
  3. 03-menaces-et-protections.png : les erreurs et attaques qu’AEGIS réduit.
  4. 04-perimetre-protection.png : ce que le produit protège et ne remplace pas.
  5. 05-pilote-collectivite.png : un pilote municipal prudent, humain et réversible.

Ils sont disponibles dans public/education/ et peuvent être montrés depuis la console ou réutilisés dans une présentation avec leur provenance conservée.